Méthyl’Mnê Passeuse de mémoires

Méthyl’ : bleu de méthylène, utilisé en médecine comme traceur pour tester la perméabilité des structures.
Mnê : racine de Mnémosyne, mère des muses, titanide de la mythologie grecques, gardienne des arts et de la mémoire.

Artiste plasticienne, formée au dessin et à la peinture, à partir de 2010, je navigue entre art mural, édition et ouvre depuis quelques années mes pratiques à l’installation et aux performances, pour raconter et incarner des moments de passage, de transformations.

Je collecte des éléments de mémoires individuelles et collectives, au fil de mes rencontres et expériences personnelles; que je puise dans ce que Young appelle «la bibliothèque universelle» : ce lieu ressource, accessible par le rêve endormi et les états de conscience modifiée, du rêve éveillé à la transe par la danse. De longue date, je croise la route et travaille avec de multiples archétypes principalement féminins : l’aérienne, la cavernicole, la vieille, la sage, la pas sage, la passeuse, la tisseuse à huit bras, la Cornue et autres entités animistes à plumes et à poil.

Pour transmettre le récit de ces liens à l’invisible et de ces mondes intangibles, je les transpose sous formes plastiques : rencontres des différentes racines d’un même arbre. Mes installations sont un ensemble de peintures, portraits, d’objets « mnêmoniques », créations numériques, textiles, qui se tissent de façon organique, micellaire.

Je suis allée à la rencontre des figures du sauvage, à la découverte de mascarades en Ukraine (2020) et en Roumanie (2022). Ces rituels sociaux qui «célèbrent le cycles de la vie et des saisons»*, participent à restaurer les liens de l’être humain à sa collectivité et à un monde plus vaste, pour tenter de (re)tisser des passerelles entre le règne minéral, végétal et animal, en résonance avec le vivant et le vibrant.

*Charles Fréger – Wildermann


Méthyl’Mnê

Formation

Expositions, salons et festivals

Oeuvres majeures

Résidences et workshops

Collaborations avec le Spectacle vivant